INSTITUT TECHNIQUE TROPICAL

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Diagnostic phytosanitaire

OBJECTIF : : mise en place d’une plateforme de diagnostic phytosanitaire multi-partenariale.

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  • Faciliter la détection d’organismes nuisibles exogènes et/ou de quarantaine.
  • Contribuer à la diminution de l’usage des produits phytopharmaceutiques homologués (par la diminution des mauvais usages liés à la mauvaise identification des bio- agresseurs).
  • Contribuer à la mise en place de réseaux d’épidémio- surveillance chez les professionnels et les particuliers.

Usages Mineurs

OBJECTIF : augmenter le taux de couverture des usages phytosanitaires sur cultures en milieu tropical.

Le taux de couverture des usages pour les cultures tropicales est nettement inférieur à celui des cultures métropolitaines. Seuls 27% des usages phytosanitaires sont pourvus à l’heure actuelle, contre 80% en moyenne en métropole.

Il existe plusieurs éléments d’explication de cette disparité :

  • Les problèmes phytosanitaires rencontrés sont souvent spécifiques et mal connus
  • Les marchés sont peu attractifs pour les firmes
  • Peu de données existent en milieu tropical
  • La réglementation européenne ne tient pas toujours compte des spécificités tropicales dans ses critères d’évaluation des produits phytosanitaires.

Afin de répondre à cette problématique, un réseau d’expérimentation a été mis en place dans les DOm depuis 2010, soutenu par la Commission des Usages Orphelins.

Dans ce cadre, l’IT2 réalise une veille technique sur les produits innovants potentiellement intéressants et contacte les firmes phytosanitaires détentrices de ces produits pour préciser les modalités de demandes d’extension d’usages sur les cultures tropicales.

Les produits sélectionnés sont préférentiellement des produits d’origine biologique.

L’Institut coordonne ensuite les expérimentations menées aux Antilles par les Centres Techniques de la Canne et du Sucre (CTCS) de martinique et Guadeloupe, organismes agréés Bonnes Pratiques d’expérimentation (BPe) par l’etat.

Ces essais, d’efficacité ou de valeur pratique officiellement reconnus, permettent d’alimenter les dossiers de demandes d’homologation au Ministère de l’agriculture (DGAL).

En parallèle, l’IT2 cherche à améliorer les conditions d’emploi des préparations phytosanitaires déjà homologuées dans un objectif d’utilisation durable. Les actions développées portent par exemple sur :

  • L’utilisation de produits herbicides en ultra bas-volume afin de favoriser l’installation de plantes de couverture
  • L’observation des bio-agresseurs afin d’identifier des seuils critiques d’intervention
  • L’amélioration de la protection des opérateurs
  • L’amélioration des pratiques d’applications des produits phytosanitaires

Agents de contrôle biologique

OBJECTIF : expérimenter et développer l’utilisa- tion de méthodes alternatives.

La cellule de veille réglementaire mise en place au sein de l’IT2 permet de suivre l’évolution de la réglementation sur ces méthodes alternatives.

L’Institut accompagne les producteurs dans leurs démarches d’autorisation de ces méthodes.

Un exemple d’expérimentation en banane : L’application de fongicides à l’aisselle des feuilles

Du fait de son efficacité, de sa rapidité de mise en oeuvre et de sa consommation limitée de produits phytosanitaires, le principal moyen de contrôle des cercosporioses utilisé dans le monde est l’application de fongicides par voie aérienne (avions, hélicoptères, ULM).

L’Union européenne ayant posé le principe de l’interdiction de cette méthode d’application, la filière Banane de Guadeloupe et Martinique recherche depuis plusieurs années des solutions alternatives terrestres.

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Une nouvelle technique d’application localisée dans les gaines foliaires est aujourd’hui explorée. Cette technique, également expérimentée au Brésil, se décline en deux variantes :

la première consiste à localiser le fongicide à l’aisselle de la deuxième plus jeune feuille du bananier, la seconde à l’appliquer directement à travers les gaines foliaires.

Dans les 2 cas, le fongicide est appliqué avant la sortie du régime donc au minimum 70 jours avant la récolte.

Cette méthode présente de nombreux avantages :

  • Le risque d’exposition de l’applicateur est faible car il n’y a pas de brouillard de vaporisation
  • Le risque environnemental est limité car le produit est uniquement localisé dans la plante, donc pas de dérive possible
  • Le risque consommateur est maîtrisé compte tenu d’une application effectuée au minimum 70 jours avant la récolte

Un groupe de travail a été créé autour de cette méthode d’application. Les différents intervenants sont l’UGPBAN, le Cirad, l’IT2, la Commission des Usages Orphelins et les firmes phytosanitaires partenaires du projet (SYNGENTA, BAYER CropSciences et CHEMINOVA).

Cette technique innovante va demander un certain nombre d’essais de validation avant d’arriver à la mise au point d’une solution de traitement efficace et durable pour les producteurs de Guadeloupe et de Martinique.

Les premiers résultats obtenus (nombre limité de produits efficaces et résultats hétérogènes) laissent supposer que cette technique d’application, une fois maîtrisée, ne sera qu’une composante de la lutte contre les cercosporioses, en alternance avec les méthodes classiques.